On pensait qu’avec le temps, Dragon Ball Z finirait comme tous les dessins animés de notre jeunesse : un souvenir à jamais marqué dans nos esprits. Que nenni ! Malgré l’arrêt du manga japonais le 9 août 1995 et de la série quelques années après, l’œuvre fétiche d’Akira Toriyama est plus que jamais d’actualité. Mais par quel miracle cela est-il possible ? En exportant tout simplement le phénomène au pays de l’Oncle Sam pardi ! En franchissant les frontières américaines, Dragon Ball Z est en train de connaître une seconde jeunesse. Profitant de cet engouement, Atari et Dimps ont décidé d’adapter les aventures de Son Goku en un jeu de baston tout en 3D. Après un premier épisode plutôt réussi, notamment grâce à sa fraîcheur venue d’ailleurs, sa suite Budokai 2 fut, il faut l’avouer, une petite déception. Conscient de cet échec critique, les développeurs de Dimps se sont retroussés les manches jusqu’aux épaules pour accoucher d’un troisième volet à la hauteur de nos espérances mais surtout de leur ambition. Si les nouveautés de Budokai 2 pouvaient se compter sur les doigts d’une main, celles de Dragon Ball Z : Budokai 3 sont tellement nombreuses et novatrices que l’ensemble de vos doigts et de vos orteils ne seront pas de trop pour les répertorier. Au menu des festivités, on retrouve enfin avec un plaisir non dissimulé le retour du mode Story, honteusement délaissé dans l’épisode précédent. Baptisé Monde du dragon, ce mode solo vous permettra de revivre toute l’histoire de Goku mais aussi de ses (nombreux) acolytes. En effet, le joueur devra dans un premier temps choisir le personnage qu’il souhaite incarner pour ensuite se retrouver sur une carte en 3D qu’il devra sillonner pour faire la rencontre des divers protagonistes de la série. Aucun d’entre eux ne manquent à l’appel et c’est un vrai plaisir que de retrouver des personnages secondaires tels que Oolong le cochon, Chichi, Karine de la Tour Sacrée, Tortue Géniale, Bulma, Kaio Shin ou bien encore Lunch qui change de personnalité à chaque fois qu’elle éternue. Si de prime abord, cinq personnages sont disponibles dans le mode solo, d’autres étofferont un peu plus une liste déjà bien conséquente, onze au total pour être précis. Et compte tenu de l’immensité des cartes (on fait des allers retours entre la Terre et Namek), autant vous dire qu’il va falloir passer des journées entières avant de pouvoir tout débloquer. Si les objectifs principaux apparaissent sur la carte de manière distincte par la présence de petites boules rouges, d’autres en revanche se font plus discrets et n’attireront votre attention grâce à la présence d’un petite scintillement sur la carte ou de l’apparition d’un rouleau en haut à droite de l’écran. Pas évident à déceler lorsqu’on se déplace à vitesse grand V. Dimps a également eu la bonne idée d’intégrer un système de points d’expérience, un peu à la manière d’un RPG et qui vous permettront de faire évoluer votre héros à votre convenance. A la fin de chaque victoire et selon la réussite de votre combat, vous obtiendrez des points que vous devrez répartir entre la force, la santé, le ki (énergie psychique), la garde, le style et j’en passe. Libre à vous donc de répartir comme vous l’entendez les points que vous aurez acquis. Autre élément important dans ce mode Story est la recherche des sept boules de cristal. Chaque personnage devra, en sus de sa quête principale, retrouver ces fameuses boules qui permettent d’invoquer Shenron le dragon. Pour ce faire, mieux vaut trouver le radar de Bulma le plus rapidement possible, sous peine d’avoir à chercher des aiguilles dans une meule de foin car même en concentrant votre ki (bouton R1), les boules de cristal ne signaleront jamais leur présence. D’ailleurs, sachez que si vous terminez le mode Story avec les sept boules de cristal, alors il sera possible d’invoquer Shenron à la fin du jeu. Ce dernier vous proposera d’exaucer un vœu qui se traduit à l’écran par la possibilité d’acquérir une technique parmi un choix de trois capsules. Indispensable si vous souhaitez terminer le jeu à 100%. Broly, Cooler, Baddack, Li Shenron, Vegeto, Gogeta, et tous les autres… Cette année, Dimps a vu les choses en grand ! Tout d’abord, pas moins de 40 persos vous attendent dans ce Dragon Ball Z : Budokai 3, à condition bien entendu de les débloquer un à un dans le monde Story. De DBZ à DBGT en passant par les OAV (pour Original Animation Video), tous trouveront chaussure à leur pied. Si on n’échappera pas aux classiques Goku, Gohan, Vegeta, Trunks et toute la clique, on retrouvera cette fois-ci des persos ô combien charismatiques mais surtout inédits. Citons par exemple l’arrivée fracassante de Broly, l’ultime Super Saiyajin à la musculature imposante et toujours à la recherche de Goku qui l’a traumatisé par ses pleurs dans son enfance. Depuis, Broly lui en veut au point de vouloir l’anéantir par tous les moyens. Et des moyens, Broly en disposera. Véritable machine de guerre, il est sans aucun doute, le personnage le plus imposant du jeu. Allez donc zieuter notre galerie de screenshots pour vous rendre compte à quel point celui-ci occupe la moitié de l’écran. Ne parlons pas de ces attaques foudroyantes et de sa célèbre boule de feu verte créant une onde de choc avant d’aller s’écraser sur son adversaire. Fichtrement impressionnant ! Cooler, le frère de Frieza apparaît également pour la première fois dans un jeu vidéo. A l’instar de son frangin, il pourra muer et se transformer à plusieurs reprises avant d’atteindre sa forme en métal. Autre grande surprise et pas des moindres puisque nullement annoncé par Atari ou Dimps, la possibilité d’incarner Baddack (ou Bardock en version américaine, c’est selon) qui n’est autre que le père de Son Goku. Si ce dernier en impose par son style je-balance-des-boules-de-feu-façon-ballon-de-hand-ball à tour de bras, il ne pourra malheureusement pas se transformer en super guerrier, de façon à coller avec la réalité de la série. Toujours dans la liste des persos inédits, en débloquant les techniques qui permettent à Goku et à Vegeta de se transformer en Super Saiyajin 4 et par la même occasion de fusionner pour donner naissance à l’un des persos les plus stylisés de la série et certainement le plus attendu, il vous sera possible de prendre les commandes de Li Shenron, le gardien des sept boules de cristal, venu sur Terre pour remettre un peu les choses dans l’ordre et avertir Goku et ses amis de ne pas trop abuser des pouvoirs des boules magiques. Mais l’ultime surprise qui se révèle être un véritable hommage est la présence de Goku étant petit. Du haut de son mètre trente, ce dernier dispose de sa queue de singe mais surtout de son fameux bâton magique (celui du roi des singes bien évidemment) capable de s’allonger à la moindre demande. Enfin, bref, vous l’avez compris, Dragon Ball Z : Budokai 3 dispose d’une panoplie de protagonistes plus intéressants les uns des autres et même si certains font un peu tâche face aux cadors de la série, tous se situent sur un même pied d’égalité, le gameplay étant ainsi très bien constitué. Venons maintenant au gameplay du jeu qui a complètement été revu et corrigé par les illuminés de Dimps. Si la base du système de combat reste inchangé avec des enchaînements de coups de poings ou de pieds, souvent clôturés par une petite vague destructrice du style Kamehame, Makkenkosappo ou bien encore le Garlic Canon de Vegeta, de nouvelles trouvailles viennent se greffer au gameplay de base de manière à rendre les combats encore plus percutants. Tout d’abord, il est possible de se téléporter dans le dos de son adversaire. A l’instar du manga, chaque personnage a la faculté de disparaître (même lors de l’envoi d’une vague d’énergie ou d’un combo) pour se retrouver dans le dos de son adversaire et le frapper par surprise. En combinant les manips (ce qui correspond à la direction opposée à son ennemi tout en maintenant sur le bouton X), il est possible d’exécuter la manœuvre trois à quatre fois de suite, à raison d’une barre de ki pour chaque téléportation et qui donne naissance à une ébauche de coups plus véloces que jamais. Après avoir suffisamment concentré sa jauge de ki, il est désormais possible de passer en mode Hyper (L2). En l’activant, le personnage se mettra alors à briller en rouge. A ce moment précis, deux choix s’offrent à vous : soit vous lancer une charge du dragon, soit vous décider de tout anéantir ou optant pour l’attaque ultime, sorte de furie de dernier recours. La charge du dragon, une fois enclenchée s’effectue en trois phases et celui qui se fait attaquer à néanmoins une chance de bloquer chacune de ses phases. Le hasard entre alors en compte et pour ce faire, il faudra que le défenseur appuie sur le même bouton choisi par l’attaquant. Si celui-ci s’avère être le bon choix, alors le défenseur pourra esquiver l’attaque et même par moments renverser la vapeur. En cas de mauvaise pioche, on pourra assister les yeux ébahis, à une tripotée de coups portés avec une telle véracité qu’on se croirait en train de regarder un des épisodes de la série. Mais le plus impressionnant se situe au niveau des attaques ultimes. Chaque personnage possède une furie propre à lui et ce déluche de puissance ne laissera personne de marbre, même les plus réticents au dessin animé. Que ce soit le Kienzan de Krilin, le Super Kamehame de Goku, le Big Bang Attack de Vegeta, le suicide nucléaire de Majin Vegeta ou bien encore l’épée majestueuse de Super Vegeto, jamais la puissance de ces spectaculaires attaques n’a jamais été aussi bien portée à l’écran. C’est simple, certaines furies se terminent même par des explosions nucléaires qui réduisent en cendres la moitié de la planète sur laquelle se déroule le combat. Du jamais vu encore !
Source :jeuxactu.com

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